Bahati Lukwebo, un “Rwandais” de trop ? Patrick Mundeke s'interroge et interpelle la conscience congolaise.

Bahati Lukwebo, un “Rwandais” de trop ? Patrick Mundeke s'interroge et interpelle la conscience congolaise.

Le point de pesse tenu par le sénateur congolais Modeste Bahati Lukwebo domine l'actualité politique en République Démocratique du Congo. Plusieurs personnalités politiques ne partagent le même avis sur les propos du Vice-président du Sénat. Parmi ceux qui soutiennent ce grand homme politique on trouve le jeune citoyen congolais Patrick Mundeke qui salut l'acte bravoure du président de l'AFDC et Alliés.

D'après une note qui circule sur les réseaux sociaux, Patrick Mundeke critique les réactions de certains congolais qualifiant Lukwebo d'un "Rwandais" :

« Le Mercredi 4 mars 2026, à Kinshasa, le vice président du Sénat Modeste Bahati Lukwebo a tenu un point de presse où il a insisté sur une chose simple mais fondamentale : le respect de la Constitution.

Mais dans le climat politique actuel, défendre la Constitution semble être devenu un crime. Pour certains militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, en sigle, ceux qui refusent de toucher à la loi fondamentale seraient devenus… Rwandais.

Oui, Rwandais.

Ainsi, selon cette logique étrange :  

- Ceux qui défendent la Constitution congolaise sont des Rwandais.  

- Ceux qui pensent que la guerre détruit des vies, de l’argent et du temps sont des Rwandais.  

- Ceux qui constatent que la gouvernance actuelle peine à redresser le pays sont des Rwandais.  

- Ceux qui s’inquiètent du recul de notre démocratie sont des Rwandais.

Alors, si être « rwandais » signifie défendre la Constitution, appeler à la paix et exiger une gouvernance responsable, beaucoup de Congolais devraient être fiers d’être comptés dans ce camp.

Car les voix qui s’élèvent aujourd’hui ne viennent pas d’ennemis du Congo. Elles viennent aussi de figures majeures de la vie politique nationale : Moïse Katumbi, Vital Kamerhe et Modeste Bahati Lukwebo, entre autres.

Il faut rappeler une chose essentielle : Moïse Katumbi et Vital Kamerhe ont tous deux entretenu des relations politiques étroites avec l’ancien président Joseph Kabila. Ils ont été ses alliés, ses partenaires politiques, parfois même ses proches dans la gestion du pouvoir.

Pourtant, lorsque la question du respect de la Constitution s’est posée, cela ne les a pas empêchés de se lever pour lui rappeler les principes républicains. Ce combat n’était pas dirigé contre un homme, mais pour une idée : la primauté de la Constitution.

On ne s’est pas opposé à Joseph Kabila par haine.  

On s’est levé par principe.

Et ces acteurs politiques sont toujours là, bien vivants dans l’arène politique congolaise. Ce qu’ils ont refusé hier, ils ne l’accepteront pas aujourd’hui, peu importe le nom du président en fonction.

Le débat actuel autour d’une éventuelle révision constitutionnelle risque donc d’ouvrir une fracture politique profonde. Et s’entêter dans cette voie pourrait conduire le pouvoir à un isolement dangereux pour Félix Tshisekedi.

L’histoire politique congolaise nous enseigne une leçon simple : les dirigeants tombent rarement seuls ; ils tombent souvent entourés de ceux qui les applaudissent le plus fort.

Les avertissements d’aujourd’hui ne devraient donc pas être interprétés comme une hostilité envers le chef de l’État, mais plutôt comme un appel à la lucidité et à la responsabilité.

Honorable Modeste, respect pour votre prise de parole. Mais au Congo, les paroles comptent moins que les actes.  

Beaucoup attendent désormais que l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés fasse un choix clair : rejoindre pleinement le camp de ceux qui défendent la République et ses principes.

À ceux qui savent entendre, un demi-mot suffit. » 

Propos de Monsieur Patrick MUNDEKE, Citoyen congolais.

Adjuvant KRIBIOS-KAUTA


À suivre