Ces paroles dures des discours de Nicolas Sarkozy que l'Afrique ne peut vraiment oublier facilement.
Président de la République française du 16 mai 2007 au 15 mai 2012, Nicolas Sarkozy est sous contrôle judiciaire après son incarcération à la prison parisienne de la Santé près d'un mois après sa condamnation pour association de malfaiteurs dans le procès libyen, une détention inédite dans l'histoire de la République de France. Kribios Universal s'intéresse aux paroles dures des discours de Nicolas Sarkozy que l'Afrique ne peut vraiment oublier facilement.
Quelques semaines après son élection à la tête de La République de France, le président Nicolas Sarkozy effectue deux voyages en Afrique, l'un en Libye, l'autre en Afrique de l'Ouest. Il prononce notamment, en juillet 2007, un long discours] à l'université Cheikh-Anta-Diop à Dakar, au Sénégal.
Dans ce discours, rédigé par Henri Guaino, le président français déclare notamment que la colonisation fut une faute mais il estime que le problème principal de l'Afrique vient du fait que « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. […] Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance ».
Des historiens spécialistes de l'Afrique s'insurgent contre cette représentation stéréotypée d'une Afrique anhistorique et immobile, et soulignent le fait que le propos, dénué de tout fondement scientifique, trouve ses racines dans l'ère de l'esclavage et de la colonisation.
Le discours suscite de nombreuses réactions en France et dans le monde. Quelques mois après le discours de Dakar, Nicolas Sarkozy prononce un autre discours, à Constantine (Algérie), en octobre 2007, où il affirme que le « système colonial […] ne pouvait être vécu autrement que comme une entreprise d’asservissement et d’exploitation. »
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