La musique urbaine congolaise serait-elle en perte de vitesse vis-à-vis de la rumba congolaise ?

La musique urbaine congolaise serait-elle en perte de vitesse vis-à-vis de la rumba congolaise ?

L’arrivée massive de jeunes artistes dans la musique urbaine congolaise est synonyme de progrès à l’échelle continentale. Cela se vérifie une fois de plus avec Innoss’B (Innocent Balume la superstar de Vodacom 2010), Pson Zubaboy (dont le nom de scène fait référence à la lumière, au soleil). Sur un air afropop, afrobeat, afrocongo et autres, l’on a senti une nouvelle génération pure et simple, mais hélas, la rumba domine toujours avec les Héritier Wata, Fabregas Le Métis-Noir et Deplik Pomba Nuances… sans pour autant mis à l’écart Fally Ipupa et Ferre Gola.
La musique urbaine congolaiseLongtemps portée par une nouvelle génération d’artistes talentueux, la musique urbaine congolaise avait réussi à se frayer un chemin dans un paysage largement dominé par la rumba. Des artistes comme Innoss’B, Gaz Mawete, Gaz Fabilouss, Gally Garvey, Rebo Tchulo, Ninita pour ne citer qu’eux, avaient su imposer leur style et conquérir un public jeune et dynamique.
Des titres tels que Yo Pe, Youpi Yeah, Olingi Nini ou encore Mboka Elengi ont marqué les esprits et placé l’urbain congolais sur la carte de la musique africaine moderne. Ces chansons ont inondé les ondes, les réseaux sociaux et les playlists, au point de devenir des hymnes pour toute une génération.
Cependant, depuis quelque temps, un certain ralentissement est perceptible. Les sorties de nouveaux hits se font plus rares, et l’engouement semble s’essouffler. Les artistes phares de ce courant peinent à retrouver le même impact qu’à leurs débuts, ce qui commence à soulever des interrogations chez les fans et observateurs.
S’agit-il d’un simple passage à vide ou d’une véritable perte de vitesse ?
D'après les analyses de nos confrères de Mbote.cd: "Les attentes restent fortes, car le public congolais, désormais habitué à cette vague urbaine, espère un renouveau, un souffle neuf qui viendra raviver la flamme."
Une chose est sûre : la scène urbaine congolaise a déjà prouvé son potentiel. Il ne reste plus qu’à voir si ses figures emblématiques parviendront à rebondir et à ramener l’effervescence qui faisait vibrer Kinshasa et bien au-delà. Mais hélas, la rumba congolaise domine toujours avec les Héritier Wata, Fabregas Le Métis-Noir et Deplik Pomba Nuances… sans pour autant mis à l’écart Fally Ipupa et Ferre Gola. Peu importe, toutes les musiques précitées, l’essentiel est que c’est le Congo qui gagne toujours l’espace artistique. 

Adjuvant KRIBIOS-KAUTA


À suivre