Le Real Madrid à la dérive: le pire bilan de passes enregistré par le 'Big Data'

Le Real Madrid à la dérive: le pire bilan de passes enregistré par le 'Big Data'

Au-delà de sa défaite en finale de la Supercoupe d'Espagne face au FC Barcelone, le Real Madrid n'a pas maîtrisé le ballon et, bien qu'il ait lutté, il fut à la merci de son adversaire pendant de longues minutes. Seulement 204 passes complétées.

Sans être un Barça brillant, l'équipe de Hansi Flick a soulevé la la Supercoupe d'Espagne (3-2) lors d'un match où elle s'est également montrée plus décisive dans l'échange de coups. Avec le ballon, il n'y a pas eu photo : le Real Madrid a accepté d'être un peu plus passif, mais il a dépassé les bornes : il a enregistré son pire bilan de passes depuis la saison 2015-16. Au-delà des 85 pertes de balle, ce fut le match où il a tenté le moins de passes (254) et aussi celui où il en a complété le moins (204).

Il est vrai que les deux pires bilans qu'il avait enregistrés jusqu'alors dans ce domaine l'avaient déjà été face au FC Barcelone et lors des deux dernières confrontations. Et que lors de l'une d'entre elles, celle d'octobre dernier, il avait réussi à tirer parti de ses atouts pour remporter ce match de Liga. Mais cette fois, il était beaucoup plus déconnecté, apathique avec le ballon et sans idées.

Seuls quatre joueurs ont dépassé la vingtaine de passes complétées : Álvaro Carreras (23), Aurélien Tchouaméni (21), Dean Huijsen (21) et Jude Bellingham (20). Le suivant sur la liste est Courtois avec 19. Fede Valverde (9) et Eduardo Camavinga (9), ayant une certaine responsabilité dans cette zone de création, ont terminé avec moins de dix.

Le schéma de passes du Real Madrid face au FC Barcelone en finale illustre bien le plan de Xabi Alonso, attendant plus bas que lors du match de Liga et cherchant la profondeur pour un Vinicius qui, cette fois, fut à la hauteur des circonstances. Mais ce réseau de passes confirme également le manque de conviction à combiner dans un milieu de terrain éclipsé par celui de son adversaire. Avec le ballon, De Jong et Pedri ont dicté le rythme et ont été des pivots pour leurs coéquipiers. Le Néerlandais a terminé avec 79 passes complétées, contre 76 pour le joueur de Tenerife. Soit 70 de plus que leurs adversaires du milieu.

Mauvais signe : Courtois, leader en 'passes progressives'

Cette incapacité du Real Madrid à maîtriser le ballon pendant de bonnes minutes se reflète dans une statistique très concrète du match : les passes progressives. Ces passes vers l'avant réussies qui donnent de la continuité à une action et ajoutent un certain danger. Dans l'équipe blanche, c'est Courtois qui a le plus contribué à cette statistique avec 10. En raison de sa zone d'action, il est plus facile de cumuler des points, mais cela en dit long sur le reste de l'équipe, puisque seuls trois autres joueurs en ont réussi plus d'un sur l'ensemble de la rencontre : Carreras (5), Tchouaméni (3) et Rodrygo (3). Des joueurs comme Huijsen, Valverde, Bellingham, Camavinga ou Vinicius n'en ont réussi qu'un seul.

Au FC Barcelone, le leader de cette statistique fut Lamine Yamal avec 13 passes progressives complétées, avec Jules Koundé très proche avec 10. Mais d'autres joueurs comme Eric García (7), Pedri (4) ou Balde (4) furent également importants dans ce domaine.

64 passes dans le camp adverse pour le Real

Le Real Madrid n'a pas seulement manqué de quantité dans la circulation du ballon, il était également loin de la zone d'action qu'il aurait souhaitée. Seules 64 passes ont été complétées dans le camp du FC Barcelone et, une fois de plus, avec Courtois comme numéro un avec ses 10 longs envois qui ont trouvé preneur. Güler, avec neuf, et Carreras, avec huit, sont les suivants. Bellingham et Valverde, très déconnectés lorsqu'il s'agissait d'apporter le danger dans le camp du FC Barcelone, n'ont complété que quatre passes en territoire adverse.

À lui seul, Pedri, avec 56 passes complétées dans le camp du Real Madrid, a presque rempli la tâche des 'Merengues'. Tous les joueurs du FC Barcelone, à l'exception de Joan García, ont terminé avec plus de passes réussies dans le camp adverse que dans leur propre moitié de terrain. L'équipe de Hansi Flick a joué beaucoup plus haut que son rival et a pu faire circuler le ballon plus souvent et dans des zones plus dangereuses. Beaucoup plus près du but. Une autre façon de lire ce 'Clásico' qui a offert aux 'Culés' un nouveau titre de Supercopa.

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