Les musiques congolaises: coup d'œil sur le Ndombolo, ce genre musical qui continue de faire danser les mélomanes partout dans le monde.

Les musiques congolaises: coup d'œil sur le Ndombolo, ce genre musical qui continue de faire danser les mélomanes partout dans le monde.

Les musiques congolaises ont été les plus populaires pendant plus de 70 ans, même si, aujourd'hui, elles sont détrônées par d'autres musiques africaines, ses dérivées d'ailleurs: Afrobeats, Naija, Bongo Music et Zouglou. Parmi elles, nous pouvons citer Rumba congolaise, Ndombolo, Soukous, Sebene, Mutuashi, Cavacha, et folkloriques des ethnies de deux rives du Congo. Kribios Universal vous parle de ce genre musical qui continue de faire danser les mélomanes partout dans le monde.Le ndombolo est une musique de danse originaire de la république démocratique du Congo. Dérivé de la rumba congolaise et du soukous, il connaît engouement et succès à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Le Ndombolo tire son origine dans le Soukous, qui tire à son tour, ses origines dans la rumba congolaise, dans le Cavacha, un sébéne rythmé joué à la guitare et à la batterie, inspiré d'un train en mouvement.

L'on sait déjà que, dans les années 40 et 50, la rumba “Congolaise”, jusqu’alors jouée traditionnellement avec la sanza et le lokole, est modernisée par un groupe de pionniers qui transformèrent sa structure musicale avec l’introduction de la guitare électrique, des congas et des cuivres. Il y avait alors une certaine influence de la musique Cubaine de l’époque – rumba, son et cha-cha-cha – et l’apport de sons régionaux et folkloriques des paysans qui migraient vers les villes. Joseph Kabasele “le Grand Kalle” et les membres de son groupe African Jazz vont également jouer un rôle important dans cette musique. D’autres formations contribuèrent à l’essor de cette musique surtout urbaine : l’OK Jazz (1956) de Franco Luambo Makiadi, les Bantous de la Capitale (1958), l’African Fiesta de Tabu Ley Rochereau). Leur inventivité et la vitalité de la scène locale firent de la rumba la marque de fabrique musicale du Congo, la première “musique de danse” panafricaine. Aujourd'hui, cette rumba semble avoir une variété : elle a engendré le soukous fondé par l'orchestre Sinza de Brazzaville, le Ndombolo et le Ngwasuma. Depuis Wenge Musica, la musique congolaise en général est appelée ailleurs le Ndombolo.

Le Ndombolo est un style de musique populaire auprès des jeunes grâce à son rythme très saccadé associant des instruments musicaux modernes importés de l'Occident, et le Ngwasuma caractérisé par une ambiance totale associant des instruments aux cris d'un atalaku. Yonda Sister - Mbuta Mutu. Les orchestres comme Wenge Musica, Extra Musica, Bana Poto-Poto, Nouvelle Ecriture, Zaïko Langa Langa, Empire Bakuba, Viva la Musica, Quartier Latin et Big Stars, incarnent la nouvelle phase de cette musique dont les artistes naissent comme des champignons. Les plus connus sont Werrason (le roi du Ndombolo) avec JB Mpiana, Aurlus Mabélé (le roi du soukouss), Koffi Olomidé (le roi du tchatcho), Patrouille des Stars, Felix Wazekwa, Fally Ipupa, Ferré Gola, Fabregas ou encore Robinio Mundibu.

Pour la petite histoire, c'est à la fin des années 1990 que des musiciens tels que Radja Kula, le groupe Wenge Musica 4x4 BCBG Tout Terrain, Koffi Olomidé et Général Defao rejoignent Sonodisc, orchestrant un changement de paradigme qui transforme le soukous en une musique de danse au rythme rapide et grivois, rebaptisée NDOMBOLO. Le Ndombolo est aussi popularisé par Awilo Longomba et des groupes comme Extra Musica (dont Roga-Roga) et Big Stars (dont Général Defao). Soukous Makhoul en fait aussi son rythme de musique.

Fort de son succès, la paternité du genre Ndombolo fait l'objet de débats : certains l'attribuent à Radja Kula en 1995, d'autres au groupe Wenge Musica 4x4 BCBG Tout Terrain Formule Originelle. Néanmoins, le chercheur Manda Tchebwa avance que la génération de Wenge Musica a joué un rôle déterminant dans l'élaboration du style. La BBC a également reconnu ce groupe phare des années fin 80- fin 90 comme pionnier du style, avec ses mouvements de hanches rapides et ses déhanchements, parfois accompagnés de gestes brusques.

Pour tout dire, la rumba congolaise va devenir le soukous et le ndombolo des quatrième et cinquième générations de la musique congolaise (Werrason, JB Mpiana, Koffi Olomidé, Awilo Longomba, King Kester Emeneya, Félix Wazekwa…) en y incorporant des influences locales et antillaises.

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