Les musiques congolaises: coup d'œil sur le Soukous, la musique populaire du milieu des années 1980 par excellence.

Les musiques congolaises: coup d'œil sur le Soukous, la musique populaire du milieu des années 1980 par excellence.

Les musiques congolaises ont été les plus populaires pendant plus de 70 ans, même si, aujourd'hui, elles sont détrônées par d'autres musiques africaines, ses dérivées d'ailleurs: Afrobeats, Naija, Bongo Music et Zouglou. Parmi elles, nous pouvons citer Rumba congolaise, Ndombolo, Soukous, Sebene, Mutuashi, Cavacha, et folkloriques des ethnies de deux rives du Congo. Kribios Universal vous parle du soukous, la musique populaire du milieu des années 1980 par excellence.Le soukous ne vient pas dans le hasard. Il faut savoir que, dans les années 40 et 50, la rumba “Congolaise”, jusqu’alors jouée traditionnellement avec la sanza et le lokole, est modernisée par un groupe de pionniers qui transformèrent sa structure musicale avec l’introduction de la guitare électrique, des congas et des cuivres. Il y avait alors une certaine influence de la musique Cubaine de l’époque – rumba, son et cha-cha-cha – et l’apport de sons régionaux et folkloriques des paysans qui migraient vers les villes. La rumba changea notamment sous l’impulsion créatrice de Joseph Kabasele “le Grand Kalle” et les membres de son groupe African Jazz. Tabu Ley Rochereau, Mwamba Déchaud, Tino Barroza et Nicolas Kasanda (alias Dr. Nico) vont tous également jouer un rôle important dans cette musique.

D’autres formations contribuèrent à l’essor de cette musique surtout urbaine : l’OK Jazz (1956) de Franco Luambo Makiadi, les Bantous de la Capitale (1958), l’African Fiesta de Tabu Pascal Ley (1963) (plus tard connu sous le nom de Tabu Ley Rochereau). Leur inventivité et la vitalité de la scène locale firent de la rumba la marque de fabrique musicale du Congo, la première “musique de danse” panafricaine.

La rumba congolaise, chantée en lingala, va devenir le soukous et le ndombolo des quatrième et cinquième générations de la musique congolaise (Werrason, JB Mpiana, Koffi Olomidé, King Kester Emeneya, Félix Wazekwa, Aurlus Mabele, Awilo Longomba, Roga Roga…) en y incorporant des influences locales et antillaises.

Le soukous est la musique reine des diasporas noires en France à l'époque des années 1980. Elle a été façonnée à Paris et a eu un immense succès en Afrique : de Nairobi, à Kinshasa, en passant par Johannesburg, par Abidjan, et en remontant.

Il s'agit de la musique populaire du milieu des années 1980 par excellence. Car, dans son rythme et dans les paroles, elle évoque l'ambiance, la joie. C'est une musique cathartique pour les immigrés noirs. Et c'est aussi la musique qui faisait la jonction entre Africains et Antillais. Ils pouvaient enfin se retrouver ensemble de la même manière qu'ils se retrouvaient sur le Zouk. Les chanteurs et artistes musiciens Tabu Ley Rochereau et Grand Maître Franco Luambo Makiadi en sont les créateurs sans pour autant oublier Aurlus Mabélé et l'orchestre Sinza de Brazzaville.

Adjuvant KRIBIOS-KAUTA


À suivre